Vous exprimer la misère et vous y plonger. Vraiment, oh oui, j'aimerai vous dire, à quel point. Une humeur nécrophile, qui humecte dans l'atmosphère, rappelle sans cesse que la direction que l'on emprunte n'est pas la meilleure. Autrement dit, jamais la bonne. Tourments mêlés de souvenirs emplissent l'esprit, depuis plusieurs jours. Toujours cette bipolarité, à la limite de l'obscénité. Content mécontent, douceur abjecte, et cris minaudés étouffés dans un amont de drôleries gigantesquement loufoques. Une poésie effrénée, de diable, qui met je pense de mauvais agissements sur une passion désirée qui n'existe qu'en dedans de l'esprit, et jamais ne s'expose à la réalité. Charnelle et un peu brutale, c'est ce qu'on veut. Un peu timide et timorée, mais grande, forte et profonde. Toujours le même désir, d'avoir entre les mains une douceur de tissus cellulaires, entre les yeux une fougue délicieuse, aux coins des lèvres une folie fugitive. Un corps et une image qui blessent, les temps sont durs, et le soleil brûle plutôt que de réchauffer. Allez, dites moi que vous aussi tout vous lasse, que vous avez cette impression que tout tourne mal, en rond, et que les souvenirs sont finalement les seules choses qui sont capables de nous combler dans le manque, dans la passion de vie qu'on vivait.. C'est toujours mieux ailleurs, toujours d'autres temps, d'autres visages, d'autres rêves qu'on auraient voulu finalement.